Chapelle Notre-Dame du Chêne      

 

A quelques centaines de mètres du village, dans un site pittoresque, d'où la vue s'tend au loin, se trouve une modeste chapelle dédiée à Notre-Dame du Chêne, Reine de la Paix.

Construite en 1841 par souscriptions paroissiales, elle fut durant de longues années le centre de pèlerinages très en vogue. Les paroisses voisines de Danjoutin, Châtenois, Meroux, Trétudans, etc... s'y rendaient fréquemment pour solliciter  des faveurs spirituelles et temporelles que la Vierge, selon la légende, leur accordait. En 1878, cette chapelle menaçait ruine. Couverte en bardeaux dès le début, mal protégée contre les infiltrations pluviales, elle demandait des réparations urgentes. Les bardeaux à demi pourris furent remplacés par des ardoises : l'intérieur fut recrépi et blanchi à la chaux. La statue en carton pierre qui dominait l'autel fut repeinte par Jean Roellinger. Les arbres qui l'entouraient et y apportaient l'humidité furent coupés. Ainsi dégagée, la chapelle pouvait tenir encore de nombreuses années ; malheureusement, à l'époque des travaux effectués dans le voisinage pour la construction du Fort du Bois d'Oyes, des ouvriers la mirent à sac et la profanèrent. On dut retirer la statue et enlever tout le mobilier qui s'y trouvait;

A son arrivée dans la paroisse, le curé Marchal a fait entièrement réparer l'édifice. L'autel est en ciment armé, surmonté d'une niche en pierre pour abriter la statue de Notre-Dame du Chêne.

ette statuette de la Vierge à l’enfant, d’une quarantaine de centimètres, est sculptée dans du bois de tilleul. Selon la légende, elle aurait été trouvée dans le creux d’un chêne pendant la période révolutionnaire et vénérée depuis. Le chêne fut coupé pour permettre la construction d’une nouvelle route et la statuette fut transportée à l’église Saint-Laurent, mais dès le lendemain, elle avait regagné sa place d’origine. Trois fois de suite, elle fut ramenée à l’église Saint-Laurent pour regagner chaque fois, mystérieusement, l’endroit où elle fut découverte. C’est la raison pour laquelle, selon la légende, les Bermontois se cotisèrent pour lui construire une petite chapelle, dite Notre-Dame du Chêne, Reine de la Paix, afin de lui offrir une demeure plus décente.